Mardi 5 Février 2013

L’Inraci a fait son cinéma en Gaume: Court métrage "L'effet Zouave" au stade du R.O.C. Meix

«Moteur, ça tourne, action!»
Le stade de Meix-devant-Virton a vécu à un rythme assez particulier. Le temps d’une journée, les footballeurs du ROC avaient en effet abandonné leur antre, laissant la place à l’équipe du tournage d’un court-métrage, débarquée tout droit de Bruxelles.

Machinos, caméra, cadreur, éclairage, preneur de son, etc. Ce n’était peut-être pas Hollywood, mais presque, dans les installations du club gaumais. Au total, ils étaient plus de 35 à s’affairer pour mener à bien la réalisation de ce film d’une vingtaine de minutes. La fourmilière était même plus qu’agitée.

«On est étudiants à l’Inraci (NDLR : une haute école) à Bruxelles, une école de cinéma. Tous les ans en deuxième année, on réalise le scénario d’un professeur, détaille Manon Ughi, membre de l’équipe et locale de l’étape. On a tourné pendant quatre jours à Bruxelles et maintenant on filme d’autres scènes dans la région. Au total, on sera six jours dans le coin, ici à Meix aujourd’hui, et demain du côté de Montquintin pour notamment réaliser la scène finale qui se joue à côté du cimetière.»

L’histoire du film est assez simple. Après d’autres péripéties, à la recherche de son GSM volé, l’héroïne débarque dans le club de Meix où évolue le prétendu voleur dont elle va finalement tomber amoureuse.

Mardi, il s’agissait donc de mettre en image un entraînement de football et des scènes tournées autour des vestiaires méchois. Pour l’occasion, la production avait lancé un appel à des figurants de la région. Ils sont cinq à avoir pris part à cette expérience particulière aux côtés des vrais acteurs.

«Je devais jouer le rôle de gardien de but, raconte Kenny Raulin, l’un d’entre eux. C’était la première fois que je tournais dans un film. C’est beaucoup de travail pour finalement peu d’images. J’attends de les voir maintenant.» (rires)

Avec l’aide de Vivian Goffette

De l’autre côté du plateau, le ton monte un peu. Tout n’est pas prêt et le tournage prend du retard. C’est le réalisateur Vivian Goffette qui donne de la voix. «Sur ce tournage, je ne suis pas, pour une fois, le réalisateur, c’est Dominique Standaert qui tient ce rôle, précise ce Gaumais pure souche. Mon rôle ici est d’encadrer les étudiants assistants-réalisateurs, c’est-à-dire ceux qui organisent le tournage. C’est eux qui font le travail et moi je veille à ce qu’il n’y ait pas d’erreur catastrophique.» (rires)

Originaire de la région, c’est lui qui a proposé la Gaume comme cadre du film. «C’est dix ans de lobbying auprès du réalisateur du film, sourit-il. On a fait Charleroi, la mer, etc. Il n’y avait donc pas de raison d’éviter la Gaume. Tout est régional dans les scènes tournées dans le coin. Ce film aura donc un petit esprit gaumais et même sans doute un clin d’œil détourné à l’Orval.» (rires)

Source : L’Avenir M. Gol.